Tourisme
Hermalle-sous-Huy est mondialement connu des amateurs d'art par sa
Madone, la Sedes
sapientiae
de Hermalle-sous-Huy (vers 1070), conservée aux
Musées
royaux d'Art et d'Histoire du Cinquantenaire (Bruxelles) et qui a
inspiré
le graphiste Dany Visentin pour notre logo.
Historique :
Cliquer sur la page Histoire
dans le menu de gauche.
|
Au centre d'une importante région touristique,
commerciale, scientifique, artistique et... sportive, entre
Liège et Huy, proche de Bierset et de Tihange, d'un accès facile,
Hermalle-sous-Huy, l'un des quatre villages de l'entité
d'Engis,
protège son calme champêtre tout en offrant nombre
de
services, détaillés dans notre page Commerces.
Au cœur du village ancien, d'élégantes
demeures
des XVIIe
et XVIIIe
siècles
- dont la maison natale du maître maçon Jean-Gille
Jacob,
ornée de peintures uniques en Europe représentant
les
métiers de la construction - forment un site architectural
remarquable avec le château ceint de douves et sa ferme
monumentale visitable.
À
Hermalle-sous-Huy : la Ferme castrale
Ses bâtiments disposés en carré, autour
d'une cour
pavée et fleurie où les enfants peuvent jouer en
toute
sécurité, datent principalement des XVIIe
et XVIIIe
siècles.
On y accède aujourd’hui par une porte
cintrée et
armoriée, à côté de la tour
cornière,
en façade sud, et on découvre d'abord une
terrasse
verdoyante, ensuite une des plus belles granges "en large" de
la
province de Liège, avec une charpente qui culmine
à 17 m.
On y engrangeait... jusqu'au sommet !
Après avoir servi de salle d'exposition, de concert, de
théâtre, elle est actuellement occupée
par un marché de livres d'occasion.
Sous les deux étages de la grange, on admire deux salles
couvertes de voûtes sur croisées de berceaux et
doubleaux
retombant sur des piliers carrés, chanfreinés,
à
chapiteau creusé en cavet.
C'est là que se trouve le Musée de la
Gourmandise et que l'on monte des expositions temporaires,
notamment d'art contemporain.
L'aile est, partiellement rénovée et
où se trouve le Musée
Postes restantes, a été
doublée en largeur au début du XIXe
siècle.
Elle englobe un petit cimetière où fut
élevée, au XXe
siècle, une grotte de Lourdes garnie d'ex-votos qui
témoignent encore de la ferveur populaire.
L'aile ouest est en attente de rénovation.
Le corps de logis – en façade nord –,
est
marqué d'une tour-porche jadis défendue par un
pont-levis
qui a constitué pendant longtemps le principal
accès au
château.
Cette tour présente un portail cintré
surmonté
d'une bretèche ornée d'un cartouche
millésimé 1642.
Cette Ferme Castrale accueille depuis 1993 notre syndicat d'initiative
qui y gère une riche Bibliothèque,
deux musées
uniques en leur genre, et une taverne
où l'on réalise des recettes des
siècles passés.
- Des expositions, des manifestations temporaires
de qualité,
- l'intérêt que
présentent les 2 musées et la
bibliothèque,
- des guides compétents et bilingues,
- le marché de livres d'occasion et la
brocante Les chineurs gourmands,
- l'accès aux personnes
handicapées,
- l'acceptation des tickets Article
27
- le feu ouvert, une terrasse verdoyante avec jet
d’eau,
- une restauration selon des
recettes anciennes et régionales,
- une barre d’attache pour les chevaux
des cavaliers et un horse-bar (en façade nord),
- l’accueil de visiteurs
accompagnés de chiens et le Toutou-bar,
- les possibilités de parking,
- et surtout un accueil typiquement wallon
... font de cet endroit un but d'excursion
idéal.

Tour des Flamands
entrée publique côté sud |

Terrasse
de la taverne |

Grange monumentale
17 m de haut... |

Marché hebdomadaire
de livres d'occasion |

Salle voûtée et objets du
Musée de la gourmandise |

Musée Postes restantes
(objets de poste et écriture) |

Cour intérieure
accessible au public |

Tour-porche 1642
façade nord |
La Ferme castrale est accessible au public les samedis (14-19:00) et
dimanches (11-19:00) ; les automobilistes garent leur
véhicule
sur la place des Combattants, contigüe, et les cavaliers
laissent
leur monture dans la drève de la Ferme.
La barre d'attache est le long de la
façade nord de la Ferme.
En semaine, le bâtiment est ouvert sur rendez-vous pour les
groupes.
Les personnes handicapées y sont les bienvenues ; elles
trouveront une information plus complète ici.
Vous faites partie d'une association, vous dirigez un groupement,
l'organisation d'une excursion vous intéresse ?
Visitez ce site internet.
Vous désirez combiner une visite à Hermalle avec
une balade ? Voyez notre page Loisirs.
Par ailleurs, la Ferme castrale est l'un des 13 sites patrimoniaux mis
en valeur dans la région Hesbaye-Meuse par des dessinateurs
de
bande dessinée.
Un panneau installé dans l'angle de la tour
cornière,
chaussée Freddy Terwagne, 132a, présente l'oeuvre
de
Jean-Luc Delvaux représentant l'entrée nord de la
ferme,
la tour du XIIe
siècle du château et la
façade est
de celui-ci, agrémentée de
personnages des
années 1920 : paysans avec leur charrette de foin et nobles
avec
leur voiture automobile conduite par un chauffeur en uniforme. Sans
aller jusqu'à parler de retour aux sources, il est amusant
de
noter que Jean-Luc Delvaux, né à Engis en 1970, a
vécu à Hermalle, pas très loin de la
ferme et que
sa parentèle y demeure toujours. Cet artiste est connu pour
ses
illustrations de voitures, ses ambiances policières et ses
albums Le
Marquis et Les
Aventures de Jacques Gipar.
Les douze autres lieux du circuit Patrimoine de Hesbaye-Meuse
dans l'imaginaire de la BD permettent la
découverte de
dessins de Didier Courtois et Marc Renier à Amay, Henri
Defresne
à Berloz, Marco Venanzi à Haneffe, Stibane
à
Saives, Pierrephi à Hollogne-sur-Geer, Didier Chardez
à
Otrange, Michel Pierret à Lamine, Hachel à
Saint-Georges-sur-Meuse, Stéphane Dizier à
Chapon-Seraing, Georges Van Linthout à Villers-le-Bouillet,
Francis Carin et David Caryn à Waremme. Plus
d'infos sur la page du circuit. 
Dans
l'entité engissoise
Depuis le 1er janvier
1977, date d'application de la fusion des
communes, les quatre villages de Clermont-sous-Huy, Éhein,
Engis
et Hermalle-sous-Huy sont devenus les sections de la commune d'Engis.
Celle-ci présente de ce fait un caractère
très
diversifié, allant du paysage champêtre
à
l'industriel en passant par des lieux importants pour les biospéologues et
d'autres qui charment les historiens et amateurs du patrimoine.
Passons cela en revue :
Clermont-sous-Huy
Petit
historique :
Les
fouilles menées par les Chercheurs de Wallonie et le Cercle
archéologique Hesbaye-Meuse attestent de la
présence
d’une villa gallo-romaine du Ier
siècle sur le plateau (au fond d'Avry), d’une
habitation
romaine et d’un four à chaux qui a
cessé
d’être utilisé à la fin du IIIe s.
dans la vallée (près
d’Éhein). La
villa d'Avry, d'abord édifiée en bois,
fut
reconstruite en pierre après l'incendie qui la
détruisit
à la fin du Ier ou au début du IIe
siècle. Ce bâtiment d'une longueur de plus de 100
m fut
doté d'une galerie et d'une installation de bains
constitué de pièces étroitement
imbriquées
les unes dans les autres.
Les deux
premiers seigneurs de Clermont furent Lambert, comte de Clermont et de
Montaigu mort sans descendance, puis son beau-frère
Gislebert de
Duras, comte de Clermont, qui accompagna Godefroid de Bouillon dans la
croisade de 1096, cinq ans après avoir donné par
charte une partie de sa fortune à l'abbaye de Cluny
dont
les moines vont
construire l'église romane de Saint-Symphorien, dite église
Saints-Pierre-et-Paul de
Saint-Séverin-en-Condroz .
Le château des comtes étant bâti sur
l'éperon
rocheux d'Engihoul qui va ultérieurement appartenir
à la
commune d'Éhein, et les
comtes ayant
coutume de brigandage et de rapines, le
prince-évêque
Otbert assiège leur forteresse en 1095, à la
demande des
bateliers ; il l'achète pour une forte somme, deux ans plus
tard
tout en laissant son administration à la famille de
Clermont qui devient sa vassale.
Vers
1190, Gilles
de Clermont fonde le Val Saint-Lambert par donation de terres, bois et
eau navigable aux religieuses de Signy pour y fonder une abbaye. La
famille s’éteint au XIIe s.
Le
château est attaqué et brûlé
par les Hutois
en 1300. Quarante-quatre ans plus tard, le
prince-évêque
Adolphe de la Marck y décède -
d'aliénation
mentale et couvert de dettes, dit-on. Son
successeur, Englebert
III de la Marck, en lutte contre les milices des villes
liégeoises et hutoises, perd la bataille de Vottem le 19
juillet
1346 ; dans la foulée, les vainqueurs, sous le commandement
du
chevalier Bartole de Baré (ou Berthold Baré de
Voroux,
selon les auteurs), consul de Liège, prennent, incendient et
détruisent en septembre suivant le château de
Clermont ;
ses
ruines sont recouvertes de
terre, dit-on aussi, mais l'érudit et ancien bourgmestre de
liège Hilarion Noël de Villenfagne d'Engihoul
affirme, en
1808 que «
Ce
château dont il n'existe plus aujourd'hui que des
décombres, avoit été bâti
sur un monticule, environné d'un côté
de hautes montagnes, garnies de bois, & de l'autre
côté, ayant à ses pieds les belles vues
du rivage de la Meuse »
et Barthélemi Del Vaux, dans son Dictionnaire
géographique et statistique de la province de
Liège
écrit, en 1835, qu'on voit «
à Clermont, entre Hermalle et Ingihoul, les ruines de
l'ancien
château-fort, situé à 1,8 de l. de la
Meuse ». Les ruines
ont
été retrouvées à
l’été
1975 par les Chercheurs de Wallonie puis auraient disparu dans
l’extension des carrières toutes proches.
Les
terres de Clermont passent de mains en mains
jusqu’à
l’annexion de la Principauté de Liège
par la France
en 1795. Les Français tentent un recensement,
délimitent
le territoire communal par procès-verbal et
bornes.
Clermont compte alors moins de 400 habitants ; une fusion est
envisagée avec Éhein, Neuville ou
Hermalle… ; elle
n'intervient qu'en 1977 lors de la création de
l’entité engissoise formée de Clermont,
Éhein-Bas, Hermalle et Engis.
Le
dernier bourgmestre a été Émile Visart
de Bocarmé (deux mandats, de 1964 à 1976).
Le nord de Clermont présente un relief marqué et
relativement complexe dont les versants accusent des pentes de
±
50 % qui rend leur exploitation difficilement exploitables.
C'est
là que sont fondées en 1850 les Poudreries
belges de Clermont qui
deviennent ensuite les Poudreries réunies de
Belgique (PRB)
; après la faillite de cette société
en 1989, une
partie des activités est reprises par la
française SNPE
qui constitue la PB Clermont . Celle-ci produit des
poudres pour l'industrie des munitions de petits et moyens calibres.
Cette
zone du village est peu
intéressante pour les touristes (hormis les cyclistes
amateurs de
belles côtes… et de belles descentes ! - voir la page
Loisirs) mais le tracé sinueux de ses
routes a été utilisé par
les 12 heures de Huy ,
rallye automobile annuel qui s'est déroulé de
1954
à 1969, précurseur du Rallye du
Condroz qui a
démarré en 1974 et lors de la dernière
étape du Tour de Belgique cycliste 2012.
|
Qu'il est bon
de flâner à Clermont ! Partie en
voiture, partie à pied, selon votre choix.
1.
Centre de Hermalle - 2. épingle à cheveu
d'Engihoul – 3. Attine
– 4. La Croix
– 5. Les
Granges
6. Sainte-Barbe
– 7. Halledet
– 8. Magnery
– 9. Aux-Houx
– 10. Fontaines
– 11. Nissart
– 12. Prés
– 13. Vignette
– 14. Fouyet.
Issu d'une seigneurie médiévale dont le
château,
détruit par les Hutois en 1346 n'a jamais
été
reconstruit, le village est constitué de nombreux hameaux
assez
éloignés les uns des autres, formant une sorte de
croissant dont les deux pointes touchent la Meuse.
Du centre de Hermalle (1), par la chaussée Freddy Terwagne
qui
constitue l'ancienne route Liège-Huy, vous vous dirigez vers
le
rocher d’Engihoul (2) et gravissez la côte vers
Attine (3)
où l’ancien château du XVIIIe
s. est devenu un centre équestre de réputation
mondiale.
Au carrefour de La Croix, le seul poteau indicateur à
bras en fonte subsistant dans l’entité engissoise
vous
dirige vers
Les Granges (5) et le Fagnet (d'om vous pouvez atteindre par le rue de
la Poudreri ce qu'on appelle « le château
», un
immeuble imposant de la fin du XIXe
siècle, sur terrasse, avec tour, et garni de
créneaux), ou vers Sainte-Barbe (6) et ses deux
fermes dont l’une présente deux chronogrammes
(« DIeV soIt La garDe De Ce LIeV »
et « Ie Change DonC MaIs
poVr Vn bIen »,
soit 1713).
Vers la route du Condroz, on admire, depuis la cour de sa ferme, la
haute tour d’escalier octogonale du superbe château
de
Halledet (7) ; ce manoir du XVIe
s. a été agrandi et
réaménagé en style
néo-gothique au XIXe.
Le manoir de Magnery (8), de style classique, fut
érigé à la fin XVIIIe
s., au bord d’un étang, dans un beau parc paysager
qui
dissimule une petite chapelle, ancien lieu renommé de
pèlerinage.
Avant
1949 et dans les années 2000. © Visart de
Bocarmé.
Il
est bien difficile de trouver des informations sur ce château
car
des incendies ont détruit les archives…
Voici ce
que nous pouvons en dire, dans l’état actuel de
nos
connaissances.
Magnery est un lieu-dit, le nom d’une dépendance
de Clermont (seigneurie attestée dès 1062).
Étymologiquement, cette appellation viendrait du latin magnus (grand) et rivus (ruisseau)
– qui a donné ri
en wallon – ou d’un anthroponyme gallo-romain ;
cette
hypothèse ne doit pas être
négligée
puisqu’il a existé une villa romaine du I er
au III e s.
à moins de 2 km de là à vol
d’abeille.
En cherchant l’existence d’un ou d’une
« de
Magnery », on trouve un Jean en 1600, une Jeanne en 1635, un
Englebert en 1708, un curé Mathias en 1720, un Guillaume en
1777. Il y a aussi Pierre de Magnery élu, le 30 janvier
1694,
47 e abbé
du monastère du Val Saint-Lambert mais cet homme
s’appelait Hubert de son nom de baptême et
provenait de
Tillesse en Condroz… Nous n’avons pas
trouvé
mention d’un « seigneur de Magnery ».
Le château actuel a été construit dans
les
années 1770 par la famille de Moffart à un
endroit
où existait déjà une construction
aujourd'hui
totalement disparue. Il semble qu’il se situait alors le long
d'un chemin qui reliait Nandrin à la vallée et
qui
n'aurait pas eu le même tracé que la route
actuelle.
Le Dictionnaire
géographique de la province de Liège
de Del Vaux indique qu’en 1835 Magnery ne compte que deux
maisons
et un château « construit à la moderne,
et
agréablement situé » ; le
même auteur
précise, six ans plus tard, que le manoir appartient au
baron de
Moffarts-Rosen.
C’est là qu’est
célébré, le 25
août 1863, le mariage de Louis André Richard
Émile,
comte de Hemricourt, et de Françoise Valérie de
Moffarts.
Le manoir n'a jamais été vendu ; il a
été
transmis par héritage. Après l’incendie
survenu
durant la Seconde guerre mondiale, il a été
restauré en 1949 par Émile Visart de
Bocarmé qui
fut bourgmestre de Clermont-sous-Huy durant deux mandats (1964-1976).
On accède au bâtiment actuel par une
allée
encadrée de piliers surmontés d’une
pomme de pin,
qui s’engage dans le parc avant de contourner le grand
étang que ceinture un chemin de promenade et dans lequel se
mire
l’élégant château en calcaire
et briques
peintes en blanc, de style classique. La façade principale,
orientée au nord-ouest, présente deux niveaux de
dix
travées, les quatre centrales étant
surmontées
d’un demi niveau en attique percé de quatre
baies et d’un fronton triangulaire orné de
moulures qui date de la rénovation du XX e
s. (la façade initiale comportait 3 niveaux sur toute sa
largeur). La toiture est une bâtière
d’ardoises
à croupes.
Le manoir se prolonge d’une ancienne ferme en
quadrilatère
fortement remaniée auquel il est relié par une
annexe.
Isolé, un chartil ouvert à deux
entrées, qui
servait à remiser charrettes et charrues,
complète le
bâti donnant sur un jardin
précédé de deux
piliers.
Le parc, de type paysager, qui couvrait à la fin du XIX e
s., toute l’aire située entre le chemin de Falogne
et
celui des Houssales, est de 10 ha ; on y trouve un grand massif
composé de frênes, noyers, hêtres verts,
d’un
chêne fastigié et d’un sycomore au
feuillage
panaché. L’étang, de forme
libre, comporte
une ile [1]
avec saule pleureur et un bras d’eau qui passe sous
un petit pont arqué au garde-corps
décoré de
rosace, volutes et croisillons.
Le long d’un chemin qui était jadis
utilisé par les
Clermontois et Saint-Séverinois voulant se rendre dans
l'un ou l'autre de ces villages, le parc dissimule une petite chapelle,
ancien lieu renommé de pèlerinage, encore
utilisée
de nos jours (quoique moins) par les habitants de
Saint-Séverin
ou de Clermont. La chapelle a été tant
bien que mal
rénovée par des scouts au début des
années
2000.
Ce site privé appartient à la famille Visart de
Bocarmé qui a très aimablement répondu
à
nos questions.
Autel de la chapelle avant
rénovation. © J.-M.
Willems.
|
Au centre du village dit Aux-Houx
(9) se trouvent de jolies maisons et fermes,
l’école
communale et l’église paroissiale Sainte-Barbe
dont
l’entrée et le chœur ont
changé trois fois de
place en 78 ans suite aux agrandissements successifs.
Vous redescendez vers les Fontaines dont l’eau de source
obtint le 2e
prix à l’Exposition universelle de
Liège en 1905
(à quelques points de l'eau de Spa), et par les lacets
serrés du Wérihet,
vous rejoignez, au bas de la Nissart, le début de la route
de
Yernée où se trouvent la Ferme aux
Prés (12) dont
les murs flanqués de contreforts datent de 1609, la Vignette (13)
où l’on a sans doute jadis cultivé la
vigne, ou le Fouyet
(14) en bord de Meuse au pied du Thier d’Olne. 
Éhein
Petit
historique :
On trouve mention de
différentes appellations au fil du temps : 1244
Enhiens ; 1250 Anhins ; 1381 Ahiens ; 1634 Ahin ou Ehin ; 1831 Ehen.
En wallon, c'est Èhin.
Le nom
signifie « habitation d'Ago » (du germ. Haima =
habitation + anthroponyme germanique Ago).
Au
nord de la commune, en bordure de Meuse, le rocher d'Engihoul,
truffé d'excavations, a été
occupé sans
doute depuis le paléolithique, certainement depuis le
néolithique. En attestent les nombreux restes d'animaux et
d'humains retrouvés depuis 1830 par les scientifiques.

Vue du rocher d'Engihoul
à partir de la route du zoning industriel, en contrebas de
la N 90 - © BMG
Il a accueilli, aux alentours de l'an Mil, une famille aristocratique
précédemment installée au Thiers
d'Olne de
Hermalle-sous-Huy, peut-être à l'endroit
où fut
construit le château des Comtes de Clermont (qui fut
détruit par les Hutois en 1346).
La seigneurie d'Éhein a appartenu à divers
propriétaires qui avaient droit de haute, moyenne et basse
juridiction. Sur le plan religieux et jusqu’en 1559, Éhein-bas a sans
doute relevé de l'église paroissiale de
Hermalle ; à cette date, une chapelle dépendant de la
paroisse de Neuville-en-Condroz fut érigée et dédiée
à Ste-Barbe ; en 1951 les habitants
de Clermont-bas en ont fait ériger une autre sur le
territoire d’Éhein
qui jouxtait le leur. À
l'époque contemporaine et jusqu’au 15
février 1748, son administration et
celle d'Hermalle-sous-Huy ont été
liées.
À la toute fin du XVIIIe
s.,
l’érudit et ancien bourgmestre
liégeois, le baron Noël Hilarion
de Villenfagne, s'est retiré dans sa
propriété
d'Éhein, appelée le château d'Engihoul;
pour
éditer quelques opuscules dont les trente exemplaires de son
Histoire de Spa (1796) , il y a installé une
imprimerie qui fut fermée par la police
napoléonienne.
La commune tout en longueur, un peu comme la botte italienne
à
laquelle manquerait la pointe, avec des
dénivelés
importants, a comporté peu d'habitants ; en 1835, elle en
comptait 100 au total pour ses 5 hameaux, habitant 29 maisons de
pierres et de briques, couvertes d'ardoises, tuiles ou paille. Ces gens
vivaient principalement de l'agriculture et des bois ; il y avait aussi
une tuilerie et un four à chaux.
Le
1er
janvier
1977, par la loi de fusion des communes, Éhein a
été
partagée entre Engis, sous l'appellation
Éhein-Bas, et la
toute nouvelle commune de Neupré pour Éhein-Haut.
|
Le premier à découvrir et fouiller une grotte
à Engihoul est le Belge Philippe-Charles
Schmerling, en 1829-1830. L'accès n'est pas
aisé, d'après sa description dans son
œuvre majeure Recherches
sur les ossemens découverts dans les cavernes de la province
de Liége :
Il
faut y marcher à reculons et se glisser couché
sur le
ventre, jusqu'à une longueur de trois mètres. On
arrive
dans une galerie longue de sept mètres, où on
peut se
tenir sur ses genoux.
Schmerling y trouve des os humains (mâchoire,
vertèbre,
phalanges, métacarpiens et métatarsiens,
etc.) et
animaux (os d'ours des cavernes, de ruminants, de blaireau, de glouton,
de renard, d'oiseaux).
L'éminent géologue Charles
Lyell qui a rencontré Schmerling en 1830 et qui,
malgré son septicisme sur la croyance du savant belge quant
à la contemporanéité d'un homme ancien
et des
mammifères disparus de nos régions depuis des
siècles, a cité les découvertes dans
ses propres
ouvrages, vient à Engihoul en 1860 pour fouiller la grotte
lui-même. Il explore en
réalité une autre
caverne, toute proche, en compagnie du professeur liégeois
Constantin Malaise.
Coupe longitudinale de la Grande Caverne
d'Engihoul avec gisement en 5 d'Ursus
speleus, fouillé par M. le professeur J.
Fraipont.
A
- Entrée orientale à la base de la muraille
rocheuse du ravin d'Engihoul, à 13 m au-dessus de la Meuse.
Le sol de ce passage a modifié
B - Entrée occidentale formée de deux couloirs
dont l'un était fermé par le magasin à
poudre de la carrière, en 1910.
C - Sommet de cheminée.
1 - Salle la plus basse (10 m plus bas que l'entrée), de 10
m L x 9 m l.
2 - Salle de la Lune de 8 m L x 3 m l. Son nom lui a
été donné par M. Doudou en raison de
l'effet lumineux donné par le sommet de la
cheminée de la diaclase qui débouche au sommet du
massif.
3 - Salle des Nutons, 4 m L x 3 m l, avec la Galerie des Stalactites,
couloir ascendant vers l'ouest totalement obstrué par les
concrétions.
4 - Salle du Cône, 14 m L x 3 m l, ainsi nommé par
le cône régulier formé au plafond par
la masse rocheuse.
5 - Grande salle, 20 m L x 18 m l x 3 à 4 m h, avec deux
cheminées obliques à l'aplomb desquelles se
trouvent la plus grande épaisseur de
dépôts meubles contenant des ossements (probable
charnier d'une soixantaine d'ours et d'une cinquantaine de sangliers,
formé par la pénétration des eaux de
surface qui ont périodiquement submergé les
cavités souterraines).
dans
E. Van den Broeck, E.-A. Martel et Ed. Rahir, Les cavernes et les
rivières souterraines de la Belgique
étudiées spécialement dans leurs
rapports avec l'hydrologie des calcaires et avec la question des eaux
potables, T. II Les
calaires carbonifériens du bassin de Dinant et coup d'oeil
sur le bassin de namur, H. Lamertin, Bruxelles, 1910
Auteur
: Égoïté - œuvre
tombée dans le domaine public.
D'autres savants vont encore fouiller cette
« Grande caverne d'Engihoul » qui sera
rebaptisée
Grotte Lyell au XXe
siècle et qui va
révéler un patrimoine zoologique de grande
importance :
elle sert d'habitat à de petits animaux cavernicoles (qui ne
pourraient vivre ailleurs que dans des cavernes), dont notamment
l'unique coléoptère troglobie de Belgique, Tychobythinus belgicus
découvert dans les années 1940, et le diploure Litocampa hubarti
découvert en juin 1999 et
considéré comme unique au monde jusqu'en 2000.
Vue sur l'entrée
protégée de la Grotte de Rosée - ©
BMG
Faisant partie du même réseau souterrain, la
Grotte de
Rosée est découverte par hasard en juillet 1906 :
un tir
de mine dans la carrière appartenant au Baron Jacques de
Rosée met au jour une excavation qui commence à
être explorée dès la mi-septembre par
Ernest Doudou
et A. Vandebosch. Leur étonnement n'a d'égal que
leur
émerveillement : ils y découvrent un salle d'une
telle
beauté qu'elle sera appelée le Palais de Cristal
: la lumière révèle une «
averse »
d'une multitude de fins et longs tubes cristallins (5 mm de
diamètre pour une longueur pouvant dépasser les 2
m), des
stalagmites, des stalactites, des draperies, des centaines de
concrétions diverses ayant poussé dans tous les
sens,
sortes de feuillages et de fleurs féériques.
L'exploration ultérieure de la caverne donne
accès
à d'autres salles, galeries, couloirs.
Des bancs schisteux imperméables
empêchent la
communication de la faune qui s'y trouve avec la microfaune
d’autres massifs
karstiques.
Coupe longitudinale de la Grotte de
Rosée, telle que publiée dans E. Van den Broeck,
E.-A.
Martel et Ed. Rahir, Les cavernes et les
rivières souterraines de la Belgique
étudiées spécialement dans leurs
rapports avec l'hydrologie des calcaires et avec la question des eaux
potables,
T. II Les calcaires
carbonifériens du bassin de Dinant et coup d'œil
sur le bassin de Namur,
H. Lamertin, Bruxelles, 1910.
Auteur
: Égoïté - œuvre
tombée dans le domaine public.
La fragilité des concrétions et du biotope,
l'intérêt de la conservation des grottes de Lyell
et de
Rosée font que celles-ci, classées
patrimoine
exceptionnel de Wallonie depuis le 8 juillet 1977, ne sont accessibles
qu’aux scientifiques. Elles appartiennent depuis
1999
à l'asbl Les Chercheurs de la Wallonie par cession de la SA
Carneuse, qui était devenue propriétaire du
terrain, pour
le franc symbolique.
Un film, Goutte
de Rosée réalisé par le
réalisateur belge Philippe Axell, peut être
visionné, sur
rendez-vous, au Centre
de Recherches et de Documentation en Préhistoire
de
Ramioul et permet au public d’admirer ces splendeurs
souterraines.

Engis
Petit
historique :
En 1829, le Dr. Philippe-Charles
Schmerling
découvre, en questionnant des enfants qui jouent avec des
os,
l'existence d'une grotte à Engis ; il la fouille, y trouve
ossements animaux et humains, identifie les premiers comme ceux d'ours
et de mammouths, les
seconds comme ceux d'un fomme fossile. C'est la toute
première
découverte d'ossements d’une espèce
humaine
distincte de la nôtre : le Néandertalien ! qu'on
appelle parfois l'Homme d'Engis, étant donné que
le docteur a trouvé ces os avant qu'on n'en
découvre dans la vallée de Néandertal.
Buste de Schmerling aux Awirs.
Copie de l'oeuvre de Léon Mignon, à
l'Académie des sciences, des lettres et des Beaux-Arts de
Bruxelles - ©
BMG
Légende et vérité se conjuguent ainsi
depuis plus d'un siècle. Rétablissons
les faits dans leur exactitude :
| X |
Schmerling
découvre l'existence
d'une grotte à Engis en questionnant des enfants qui
jouent avec des os.
Les os furent
en réalité trouvés par
des ouvriers qui déblayaient la terre sur le flanc du rocher
derrière le village de Chokier et montrés au
médecin qui les identifia comme fossiles. La
curiosité l'amena à explorer la falaise et
à découvrir la grotte de Chokier.
Là nait une véritable passion qui l'entraine
à
explorer plus de 60 grottes (à Engis, Engihoul,
Ramioul,
Goffontaine, etc.). |
| ✔ |
Cela se passe en 1829. |
| ✔ |
Schmerling trouve des ossements animaux et humains, identifie les premiers comme ceux d'ours
et de mammouths, les
seconds comme ceux d'un fomme fossile.
Il
trouve effectivement des ossements et les identifie comme les restes
d'animaux et d'humains ayant vécu à une
même
période. Il trouve également des os
taillés et des
silex façonnés. |
| X |
Cela s'est passé
à Engis.
Cela
s'est passé dans des grottes des Awirs que Schmerling avait atteintes par le plateau des
Fagnes d'Engis et qu'il a appelé les « Grottes
d'Engis ».
Le site, situé à la limite entre lesAwirs et
Engis, est aujourd'hui
classé patrimoine exceptionnel de Wallonie sous
l'appellation « Grottes
Schmerling ». |

Auteur
: Égoïté - Sous
licence Creative
Commons Paternité.
|
| ✔ |
C'est la toute
première
découverte d'ossements d’une espèce
humaine
distincte de la nôtre : le Néandertalien !
Il a
découvert deux crânes, l'un d'adulte (dit Engis 1) qui date de l'époque
néolithique, l'autre d'enfant (nommé Engis 2) qui est bien le premier fossile
trouvé au monde de l'espèce
néandertalienne. |

Planche I de Recherches
sur les ossemens fossiles de Philippe-Charles Schmerling.
Le crâne de Engis
1 est représenté de profil et de
face. La figure 5 (3e
à partir de la gauche, en bas) représente l'os
maxillaires de Engis 2
Auteur
: Égoïté - Sous
licence Creative
Commons Paternité.
|
| X✔ |
On
appelle parfois l'espèce humaine trouvée par
Schmerling
« l'Homme d'Engis », étant
donné que
le docteur a trouvé ces os avant qu'on n'en
découvre dans la vallée de Néandertal.
Un
professeur français, Jean Piveteau, a effectivement
proposé que cette espère soit
appelée
« l'Homme d'Engis » puisque Schmerling en a
été le premier découvreur,
mais il y avait des dizaines d'années qu'on parlait de
l'Homme de
Néandertal et cette appellation-là reste
très majoritairement utilisée. |
L'existence
dans notre région de cet homme différent de
l’homo
sapiens
ne va être admise par la communauté scientifique
qu’1936, après une nouvelle étude du
crâne Engis 2 par le professeur Charles
Fraipont.
L’homme
était donc présent à Engis pendant la
dernière glaciation du Pléistocène, il
y a quelque
70 000 ans.
La
première mention écrite du nom de la
commune apparait en 1034 : Ingeyes
; on trouve ensuite en 1050 Engeit et Ingeis, en 1100 Engy, 1232
Engeih, 1476 Engys-sur-Moeze. Ce toponyme signifierait
«
aux prairies » (du germ. angjo) ou « alluvions
»
(anc. franc. engier = augmenter). En wallon :
Indji.
La
terre
d’Engis est passée de mains en mains au
gré des
accords féodaux, des legs, des héritages
jusqu’en
1476 où elle est partagée en deux parties qui,
l’une et l’autre, vont connaître
à leur tour
legs, mises en gage, etc.
La découverte d'un sous-sol riche en charbon, alun et
calcaire
va permettre le développement de charbonnage,
alunière et
fours à chaux.
En
1795, comme
toutes les communes de la région, Engis est soumise au
régime administratif des occupants français
: un
conseil municipal élu par les habitants est mis en
place; un maire le dirige. Malgré l'abolition des
privilèges de l'Ancien Régime, malgré
l'organisation d'élections, les nobles vont garder pendant
encore plusieurs décennies une puissance réelle ;
le
premier bourgmestre belge d'Engis est toujours un noble : Charles Louis
Marie, Baron de Potesta d'Engimont nommé en 1830, deux ans
après la fondation de la Société
Métallurgique d’Engis pour
l’exploitation des
gisements de zinc ; cette firme va devenir Prayon, un leader mondial de
la chimie des phosphates.
En 1850, le chemin de fer facilite les transports de voyageurs et des
produits de La Nouvelle-Montagne
(qui travaille le zinc, le plomb, les pyrites), des
carrières, des charbonnages, des fabriques d'engrais
concentrés, d'acide sulfurique et de mèches de
sûreté pour mines.
En
décembre
1930, un brouillard toxique chargé de particules fines et de
gaz
émanant des usines de la région stagne 5 jours
durant sur
la vallée mosane, de Jemeppe-sur-Meuse à
Huy. Engis
est la plus atteinte : quatorze
Engissois décèdent dans cette catastrophe qui a
pour
autre résultat l’établissement de la
première étude scientifique au monde sur la
mortalité et les maladies liées à la
pollution de
l'air. Jadis l'une des communes les plus polluées
de Belgique, Engis est aujourd'hui l'une des mieux surveillées
avec le
développement d’industries de type Seveso.
Le 1er
janvier
1977, par la loi de fusion des communes, Engis devient le centre
administratif de l'entité engissoise qui comprend, outre
l'ancien de village de Engis, ceux de Clermont-sous-Huy,
Éhein-Bas et Hermalle-sous-Huy. Elle est jumelée
avec la
ville française Ribécourt-Dreslincourt, dans
l'Oise, le
22 septembre 1980.
|
Vieux village
industriel ? Sans doute, mais où souffle le vent de la
modernité !
1.
Parc des
Tchafornis et fours à chaux – 2. chapelle des
Kessales
– 3. Maison communale – 4. Cimetière
– 5.
Église Saint-Pierre
6. Commissariat et musée minéralogique
– 7. Gare
– 8. Maison espagnole – 9. Maisons
Prévot et
habitations sociales – 10.Logis du XVIIIe
s.
La grotte Schmerling n’est pas accessible au public. On passe
pourtant près de son entrée en parcourant la
«
balade Schmerling », qui relie Les Awirs au Parc des
Tchafornis
(1), situé entre la rue Nicolas Lhomme (ancienne rue Sous-les-Vignes,
rebaptisée en hommage à un résistant
et prisonnier
politique décédé dans les camps nazis)
et la
rue Reine
Astrid.
Plus haut dans cette artère, la chapelle du Crucifix (ou des
Kessales) (2) marque l’angle du Thier Ardent. En
continuant la montée, la 2e
voie à droite (rue des Fagnes) offre, après deux
tournants en épingle à cheveux, un beau panorama
sur le
château d'Aigremont et la vallée industrielle.
En revenant sur ses pas, on retrouve la rue Reine Astrid et, sur la
droite, une belle école du XIXe
s. devenue maison communale (3) ; près de
l'entrée, une sculpture de l'Engissois Paul Vandersleyen,
installée en décembre 2000, commémore
le drame de
1930.
En face d'elle et longeant le chemin de fer, le cimetière
(4) annonce en grand « TERE
DI WALOM’REYE,
NOS ESTANS CHAL PACE QUI NOS ESTIS LA
» (Terre de Wallonie, nous sommes ici parce que nous
étions là) ; dans un de ses murs se trouvent des
pierres
tombales des XVIe,
XVIIe et XVIIIe
s. ; il jouxte l’église paroissiale Saint-Pierre
(5),
de
facture contemporaine et au carillon extérieur.
Cette
église a remplacé en 1964 l'ancien
édifice
des XVIe et XVIIe
s. qui possédait encore une tour romane ; des moellons de
calcaire provenant de la démolition ont
été
utilisés, en 1969-1970, pour la construction d'une maison au
28,
Vallée du Hoyoux à Barse.
Rue Vinâve, en bord de Meuse, le commissariat de police et le
musée
minéralogique Jean-Marie Souplet sont
logés
dans une belle construction des XVIIe
et XVIIIe s. (6).
La rue de la station conduit à la gare (7) où les
trains
s'arrêtent encore mais dont le bâtiment du XIXe
s. n'est plus propriété de la S.N.C.B. ; faisant
l’objet d’une rénovation pour
l’accueil de
divers services au public, il est au centre d'un projet de
revitalisation de ce quartier d'Engis.
Perpendiculaire à la rue de la station, la Maison espagnole
datée 1587 dresse le pignon en gradins qui lui vaut son
surnom ;
rénovée en 2006, elle a été
dotée
d’une annexe de style contemporain.
Dans la rue Maréchal Foch qui lui fait face, on trouve deux
maisons jumelles de l’architecte Prévot,
d’inspiration Art nouveau, et un important alignement
d’habitations sociales.
Un vent de modernité souffle sur la commune, mais on y
trouve
épars de nombreux bâtiments anciens dont un
harmonieux
logis du XVIIIe
s. au 16 de la rue J. Wauters qui dispose d'un petit jardin clos,
d'esprit romantique centré sur une jolie scène de
rocaille. 
|
Le parc des
Tchafornis
Le parc possède deux
entrées : l’une rue Nicolas Lhomme, l’autre rue Reine
Astrid (à la hauteur de la
« maison Mouton », siège de
l’ALEm et de la Maison des Jeunes) où se
trouve aussi l’un des accès de la Promenade
Schmerling qui relie le
site des Tchafornis à l’église des
Awirs.
Avec
le parc des Tchafornis, Engis a le privilège de
posséder l’un
des quatre géosites
de Belgique
(les 3 autres étant à Comblain-au-Pont,
Hoegaarden
et Vresse-sur-Semois) sur les 3 700
répertoriés au
niveau mondial.
Le parcours d’un géosite vous permet de
découvrir
des éléments d'intérêt
majeur dans
l'histoire géologique de notre planète
à savoir,
ici, les changements climatiques et du niveau de la mer, une
éruption volcanique, une crise écologique pendant
laquelle de nombreuses espèces se sont éteintes,
le
développement et la mort d’un récif de
corail
!
Il y a plus de 500 millions d’années, notre
région
était en effet située… près
du pôle
sud et couverte
d’eau !
Suite aux mouvements des plaques tectoniques, elle
s’est
déplacée progressivement vers le nord et a
passé
l’Équateur à
l’époque dite du Carbonifère
supérieur ; elle a donc connu des climats
fort variés et les bouleversements de la croûte
terrestre
pendant lesquels se sont constitués les deux structures
géologiques majeures de Belgique : les synclinoriums
de Dinant
et de Namur au contact desquels se trouve notre commune, ce
qui
lui donne une position unique.
Le sol d’Engis est composé de roches
très anciennes
(± 450 millions d’années) et
d’autres plus
récentes ; on y a creusé des carrières
pour en
extraire la pierre calcaire qui servait aux constructions et dont on
fabriquait la chaux.
C’est le front vertical d’une carrière,
situé
au sommet du parc, qui montre les strates géologiques (jadis
horizontales mais que le rapprochement puis le chevauchement des masses
continentales a transformé en bancs obliques), et qui forme
la
très belle coupe d’un récif corallien
à stromatopores
(organismes proches des éponges) d’il
y a un peu plus de 370 millions
d’années, un site de nature exceptionnelle
à
l’échelle européenne, à lire
de droite
à gauche car entre les premiers bancs de droite et les
derniers
de gauche il s’est écoulé plusieurs
centaines de
millions d’années…
Dans le bas du parc subsistent les vestiges des fours qui servaient
à la fabrication de la chaux et dont le premier fut
créé sur l’ordre du duc
d’Arenberg en
1845. C’est de ces petits chaufours, dits tchafornis en wallon, que le parc tient
son nom.
La réhabilitation du site industriel des Tchafornis, devenu
dépotoir au fil du temps, s’est faite avec
l’aide de
la Région wallonne à partir de 1993.
Les allées sinuant autour des bosquets vous permettent de
découvrir différents aspects du paysage, de
l’encaissement d’un chemin creux bordé
de roches et
d’arbustes aux larges pelouses, ombragées de beaux
arbres,
qui bordent le panorama de la cité, en passant par un petit
cirque où sont dressés des blocs des
différentes
roches exploitées dans les carrières de la
commune.
Des bancs et des panneaux didactiques passionnants, mis en place par
l'Unité de Paléontologie de
l'Université de
Liège, vous invitent à apprécier
davantage cet
endroit remarquable qui accueille aussi deux fresques de graffeurs.

Chaque
premier weekend de juillet, le parc accueille le très
apprécié festival
des arts de la rue organisé par le Centre culturel
d’Engis.
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[1] Les
articles de ce site sont rédigés dans l'orthographe recommandée depuis
1990. – retour
au texte.
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